Biographie
Peut-être une brève immersion dans les circonstances de mon enfance donnera-t-elle une clef utile à l’appréhension de ce blog.
Je rechigne à me donner en exemple, préférant valoriser l’action plutôt que la parole.
S’il me faut parler de moi, ce sera à minima, comme lors d’une expertise médicale au cours de laquelle il faut bien commencer par se dévêtir quelque peu…
Si je peux faire partie des patients-testeurs qui contribuent à trouver de nouveaux médicaments utiles au plus grand nombre, alors je consens volontiers à être cobaye.
Après tout, le désir de convaincre mérite bien l’effort de se livrer un peu, si cela peut s’inscrire dans la diffusion de quelques idées utiles à la société.
Je suis né à Marrakech dans une famille aimante et harmonieuse, à la fois moderne et éprise de traditions. Mes parents jouissaient l’un et l’autre de très peu de biens hérités ; l’essentiel de leur relative aisance provenait du travail de mon père.
A vrai dire je n’ai jamais été un enfant gâté. Le foyer familial apportait peu de jouets et encore moins de distractions coûteuses. J’avoue qu’il m’est même arrivé d’envier des amis davantage privilégiés, car ils avaient accès à toutes sortes de gâteries. Avec le recul j’ai un peu honte de cette attitude, car l’entourage affectueux et vigilant de mes parents valait infiniment mieux que ces leurres de la consommation. Je n’avais pas encore compris que la seule ressource qui compte, lorsque l’on veut se réaliser, est celle que l’on tire de soi-même et que l’on peut partager avec les autres.
… Sur mon cartable de lycéen j’avais écrit ces mots : La liberté d’autrui étend la mienne à l’infini. Cette formule de Bakounine (j’arborais ainsi la pensée d’un révolutionnaire et la partageais, tout en étant profondément pacifiste !) m’a accompagné depuis lors. J’apprécie qu’elle prenne le contre-pied de l’adage La liberté s’arrête là ou commence celle d’autrui, qui aborde le sujet d’une manière trop réductrice. Soyons-en convaincus : l’expression débridée, pourvu qu’elle respecte la personnalité des autres, n’est vraiment pas une contrainte. Qu’est-ce d’ailleurs que la démocratie, si ce n’est fédérer les opinions les plus variées pour aboutir aux choix les moins dommageables ? La libre expression ne limite pas nos possibilités d’action, elle les conforte.






