L’assurance, un secteur porteur au Maroc
Stimulé par le programme national de développement économique 2011-2015 et par le dynamisme de ses acteurs, le secteur de l'assurance marocain a de beaux jours devant lui.
En effet, selon le rapport Middle East Insurance review, le programme 2011-2015 censé entrer en vigueur cette année même, devrait ouvrir la voie à de nouvelles perspectives de développement du secteur.
L'une des principales opportunités offertes par le programme réside dans l'élargissement de la responsabilité civile obligatoire à neuf ministères dont notamment, celui de la santé, de l'emploi, de l'industrie ou encore de l'énergie. Un deuxième axe de développement se traduit par la promotion de l'assurance vie dont l'évolution a été, pendant plusieurs années, freinée par une rude concurrence avant de retrouver le chemin de la croissance en 2011.
En outre, le programme devrait avoir des répercussions socio-économiques conséquentes dans le sens où il donnera la possibilité aux assureurs d'élargir leurs bases de clientèles aux 11 millions d'entrepreneurs, cadres et familles vivant dans les zones retranchées et encore mal desservies. En contre partie, les assureurs devront investir une partie de leurs bénéfices dans certains domaines stratégiques tels que les projets d'infrastructure, le tourisme et l'industrie, secteur clé du développement économique marocain.
Autre point soulevé par le rapport Middle East Insurance review, la finance islamique takaful, dont le succès repose sur une mise en place conçue et adaptée aux couches sociales sous-assurées, vivant pour la plupart dans les zones rurales et défavorisées. Cela dit, le manque d'expertise des marocains sur ce nouveau segment pourrait jouer en leur défaveur, constituant par la même une opportunité pour les investisseurs du CCG. Ceci est d'autant plus valable que l'ensemble des accords commerciaux signés par le Maroc, ouvrant le marché à de nouveaux entrants, semblent confirmer cette hypothèse. Ce qui contraste sensiblement avec l'approche protectionniste jusque là adoptée par les pouvoirs publics marocains pour préserver le secteur et garantir sa solidité.
Face à cet état de fait, l'expérience et l'innovation permanente seront, à mon sens, les deux principaux atouts sur lesquels les assureurs marocains pourront s'appuyer pour maintenir leur avantage concurrentiel.







Commentaires
Si certains opérateurs du CCG ont la maîtrise du métier Takaful, les opérateurs marocains ont une bien meilleure connaissance du marché national. Il appartient à ces derniers de relever le défi et de créer des structures dédiées à cette activité.
Nous sommes disposés à les accompagner dans leur démarche de vulgarisation du Takaful au Maroc.
S’abonner au flux RSS pour les commentaires de cet article.