Partie 1 : Réflexion autour du chômage
Dans les pays où nombre de foyers vivent avec très peu de moyens, le non-accès à l'emploi génère des contraintes et des souffrances toutes particulières pour les jeunes diplômés. Il me semble qu'une solution à ce problème générateur de grands malheurs devrait impérativement être trouvée.
On pourrait par exemple accorder aux jeunes diplômés une sorte de salaire minimum d'insertion civile, pendant deux ans, sous réserve qu'ils pointent tous les jours à l'ANAPEC (Agence Nationale de Promotion de l'Emploi et des Compétences) et qu'ils recherchent vraiment un emploi. Je propose à cet effet l'instauration d'une indemnité mensuelle de recherche. Cette allocation serait servie sur le budget de l'OFPPT (Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du travail Technique), quitte à ce que l'État renfloue cet office, à travers un recours à une contribution légère de l'entreprise.
Pour être complet, ce dispositif social serait accompagné par un coaching de recherche d'emploi. Il serait aussi complété par des stages visant à réorienter la formation de l'intéressé vers des domaines en meilleure prise sur les embauches disponibles.
Ma deuxième proposition pour lutter contre le chômage de ceux qui perdent leur emploi en général et des diplômés en particulier, serait d'instaurer une indemnité de perte d'emploi. Les moyens financiers sont disponibles, il suffit de les affecter correctement ! Quand bien même ils viendraient à manquer, voilà bien un secteur de dépenses pour lequel la collectivité devrait avoir à cœur d'emprunter : quel meilleur autre investissement sur l'avenir pourrait-on trouver ?
Pour réussir un tel projet, il faudrait que les instances syndicales jouent un rôle responsable.
Pour autant, la majeure partie des membres des bureaux syndicaux, retraités pour la plupart, ne perçoivent pas toujours, ou du moins pas encore, l'utilité d'une telle mesure.
Sa mise en œuvre, préconisée dans le livre blanc du patronat en 2006, n'avait d'ailleurs pas reçu, à ma grande surprise, d'accueil enthousiaste lors du dialogue social !
Toutefois, et je ne cesserais probablement jamais de le redire, chaque chômeur soutenu pendant cette période, et utilement réorienté, viendrait réduire le pitoyable gâchis que constitue l'inemploi de hautes compétences dans lesquelles l'État a tant placé d'argent. Somme toute, cette indemnité résorberait le malaise social dans de nombreuses familles !
Lire la deuxième partie : Le problème spécifique des diplômés-chômeurs







Commentaires
Les idées avancées par Moulay Hafid Elalamy ont le mérite de lancer un débat majeur au Maroc : comment aider les chômeurs à retrouver le chemin de l'emploi? Vaste programme qui nécessite le concours de toutes les forces du pays et d'une dose d'ingéniosité et d'innovation.
Je reste tout de même sur ma faim étant donné que les propositions avancées dans le billet de Mly Hafid Elalamy ont été déjà testées ailleurs avec un taux d'efficacité variable. Comment être en effet dans l'aide et l'incitation sans être dans l'assistanat, le cancer de toutes les politiques de distribution à l'échelle d'un pays (caisse de compensation par exemple)? Ne faudrait-il pas penser agir sur les facteurs de production? La création d'entreprise (comme le concours MHE), le soutien de l'investissement? La formation? Une sorte d'un contrat d'avenir. Si l'économie va, l'emploi suivra naturellement. Le débat est ouvert....
Abdelkhalek Zyne
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